La France est l’un des pays qui subventionne le plus son agriculture, tout comme les autres membres de l’Union Européenne et les Etats-Unis. Les « productions animales » bénéficient ainsi d’aides publiques significatives. L’Europe joue une part prépondérante dans le montant des interventions puisqu’en 2009 les aides directes à la filière animale représentaient un montant global de plus de 3 milliards d’euros.

 

Les objectifs des aides aux éleveurs

Les subventions répondent à plusieurs objectifs : soutenir les revenus des agriculteurs, stabiliser les prix sur les marchés intérieurs, assurer l’indépendance alimentaire, favoriser l’export des denrées alimentaire ou encore contribuer à la modernisation ou la réorientation des bâtiments d’élevage et des exploitations agricoles en général .

Au sein de l’industrie agricole, la filière viande, et les producteurs bovins en tête, représente un enjeu stratégique essentiel au tissu agroalimentaire français. Avec près de 20 millions de têtes de bétail, la France dispose du premier cheptel de l’Union Européenne et veille donc particulièrement sur cette filière. Des aides sont ainsi allouées à l’ensemble des acteurs de la filière : producteurs de produits laitiers, bovins, ovins et caprins et prennent également en compte les dépenses en vue de la réduction de la facture énergétique.

 

Nouveautés

Le ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll a annoncé récemment la mise en place de nouvelles aides dans les secteurs du lait et de la viande bovine pour l’année 2013. Ces aides visent essentiellement les éleveurs de ruminants installés depuis moins de 5 ans et les agriculteurs ayant investi au cours de ces dernières années dans le cadre d’un plan de modernisation. Ces exploitations sont de fait les plus fragiles économiquement. On recense entre autres :

  • Une aide à la production laitière pour les 100 000 premiers litres d’une enveloppe globale de 20 millions d’euros,
  • Une aide aux vaches allaitantes plafonnée à 40 animaux par exploitation d’un montant de 12 millions d’euros,
  • Une aide à l’engraissement de jeunes bovins de 8 millions d’euros.

De plus, dans le cadre du redéploiement des aides couplées sur la période 2012-2013, les aides allouées à la filière caprine et aux éleveurs laitiers situés en zone de montagne ont été revues à la hausse.

le 12 / Juin / 2013