Le Ministre de l’environnement allemand a annoncé lundi 8 juillet que l’Allemagne allait arrêter de subventionner l’énergie solaire d’ici à 2018. L’année dernier Peter Altemaier avait déjà en ligne de mire la filière de la photovoltaïque : il avait engagé une réduction des subventions et établit un seuil de capacité solaire installée à partir duquel le gouvernement arrêterait de subventionner cette énergie. La semaine dernière, il a ainsi déclaré que le plafond instauré de 52 gigawatts serait atteint au plus tard en 2018.

La situation énergétique de l’Allemagne

Les subventions ont été mises en place dans le cadre de la transition énergétique allemande. Les aides attribuées sont sous forme d’un prix garanti payé aux producteurs solaires pour chaque kilowatt produit. Ainsi depuis 2010, l’énergie solaire connait un véritable boom : en 2010 le pays comptabilisait 7000 mégawatts (MW) de nouvelles capacités installées, en 2011 c’est 7500 MW et l’année dernière 7630 MW, soit une augmentation de presque 10% en 2 ans. Au total c’est 216 milliards d’euros investit dans l’énergie renouvelable. L’objectif pour le pays est que la part des énergies renouvelables dans la production électrique passe à 80% d’ici 2050.

Un système de subventions onéreux

Le programme de transition énergétique a ses limites et les subventions deviennent trop couteuses au gouvernement. Ainsi ce surcout généré par les subventions se répercute sur les prix facturés aux consommateurs. Les prix de l’électricité en Allemagne sont déjà parmi les plus chers d’Europe.

Autre problème évoqué, celui de la stabilité du réseau électrique. La production solaire est de nature très aléatoire, il est donc difficile de prévoir les quantités produites.

Les subventions françaises concernant les énergies renouvelables

Le gouvernement français quant à lui continue de soutenir la filiale des énergies renouvelables en accordant des aides de différentes natures. En France, les énergies renouvelables représentent seulement 8% de la consommation énergétique totale du pays.

le 16 / Juil / 2013